La diversité des formes de sommeil dans le monde animal

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On observe des habitudes de sommeil très différentes d’un animal à l’autre. La taille, l’alimentation et la place dans la chaîne alimentaire de chaque espèce animale expliquent en grande partie ces différences de temps et rythme de sommeil. Mais leur environnement et les conditions dans lesquelles les animaux dorment entrent aussi en ligne de compte. Certains adoptent des techniques de sommeil particulières pour s’adapter, notamment le sommeil séquencé et uni-hémisphérique.

Le temps de sommeil varie selon l’alimentation et la taille.

Les herbivores dorment moins que les carnivores et omnivores. Ils doivent manger en plus grosse quantité car leur régime alimentaire est faible en énergie. Ils consacrent donc plus de temps à leur alimentation et moins à leur repos. Il est intéressant de relever que le koala fait exception à cette règle puisqu’il dort jusqu’à 22 heures par jour. Son alimentation à base d’eucalyptus lui apporte très peu d’énergie et sa digestion en demande énormément. Son métabolisme très lent l’oblige donc à s’économiser et à dormir beaucoup. S’ajoute à ça que plus l’animal est gros, plus il doit consacrer de temps à son alimentation. Ainsi, les girafes et les éléphants sont les deux mammifères qui dorment le moins à l’état sauvage.

Moins de sommeil pour le bas de la chaîne alimentaire.

Les proies dorment moins que les prédateurs et ont un sommeil plus léger car elles doivent rester vigilantes pour assurer leur sécurité. Ainsi, elles ont peu recours au sommeil paradoxal car il les rend vulnérables : il les prive de tonus musculaire et les oblige à dormir couchées. On observe qu’en captivité, donc dans un cadre plus sécurisé, les animaux dorment plus profondément et plus longtemps qu’à l’état sauvage. Alors que les éléphants captifs dorment le plus souvent allongés, des scientifiques n’ont observé qu’une moyenne d’une heure de sommeil allongé tous les 3 ou 4 jours chez les sujets en liberté étudiés. Les paresseux, eux, dorment 16 heures par jour en captivité contre 9 à 10 heures dans la nature.

Un rythme de sommeil dicté par leur environnement.

Alors que les primates nidificateurs bénéficient d’un relatif confort leur permettant de dormir d’une seule traite, d’autres animaux sont obligés de dormir de façon segmentée. C’est le cas notamment de certaines tortues marines qui dorment sous l’eau en coinçant leur corps sous des rochers. Même si leur besoin en oxygène baisse pendant ces périodes de sommeil, elles doivent remonter régulièrement à la surface pour respirer. Il en est de même pour les fourmis qui se reposent en additionnant des centaines de siestes d’à peine plus d’une minute.

Voir aussi : L’escargot du désert : dormir pour survivre

Le sommeil uni-hémisphérique.

La majorité des mammifères marins et des oiseaux ont un sommeil uni-hémisphérique: ils alternent entre sommeil de l’hémisphère cérébral gauche et sommeil de l’hémisphère cérébral droit de façon à ce qu’il y en ait toujours un en éveil. Cela permet aux premiers de remonter régulièrement à la surface de l’eau pour respirer -leur respiration étant volontaire contrairement à la nôtre qui est automatique- et aux seconds de garder leurs serres fixées à la branche sur laquelle ils se reposent. Certains oiseaux migrateurs utilisent aussi cette technique de sommeil pour se reposer en vol. Ainsi, les frégates parcourent des milliers de kilomètres sans se poser: elles profitent des courants d’air chauds pour planer et endormir une moitié de leur cerveau par séquences de quelques secondes.

Sources

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