L’Indonésie ferme l’île de Komodo pour protéger les dragons

Après l’arrestation récente de contrebandiers en possession de dragons de Komodo, les autorités indonésiennes ont annoncé la fermeture de l’île aux touristes.

L’île indonésienne de Komodo sera fermée aux touristes pour un an à partir de janvier 2020 afin de protéger les dragons, une espèce de varan menacée d’extinction. Cette décision du ministère de l’environnement intervient après l’arrestation sur l’île de Java, mercredi 27 mars, de cinq contrebandiers pour trafic de dragons de Komodo et d’autres animaux protégés et interdits à la vente (binturongs et casoars entre autres). Les varans étaient revendus entre 15 et 20 millions de roupies (environ 935 euros) sur Facebook. Les trafiquants risquent cinq ans de prison et une amende de 100 millions de roupies (environ 6 240 euros).

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Les dragons sous protection mais toujours en danger

Le dragon de Komodo est la plus grande espèce vivante de lézard. Il ne vit à l’état naturel qu’en Indonésie, notamment sur l’île de Komodo inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991. Dès 1980, les autorités indonésiennes ont mis en place des réserves et ont créé le parc national de Komodo regroupant l’île de Komodo, de Rinca et d’autres îles plus petites. Dans cette zone, les dragons mais aussi leurs proies sont protégés : il est interdit de tuer les cerfs et les cochons sauvages. Pourtant selon les chercheurs il resterait moins de 5 000 individus éparpillés sur quelques îles. Le déclin de la population de varans depuis le siècle dernier nuit à la diversité génétique de l’espèce et menace sa survie.

Brut – Dragon de Komodo

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