François de Rugy annonce la création d’un groupe de travail sur le bien-être animal

Le ministre de la Transition écologique et solidaire lance un groupe de travail sur le bien-être animal avec pour objectif une vingtaine de mesures d’ici l’été.

Selon un sondage Ifop de février 2019, 78% des français estiment que le gouvernement ne prend pas suffisamment en compte la protection animale dans sa politique. Ainsi, François de Rugy a décidé de remettre cette préoccupation au cœur du débat. Le groupe de travail est composé de parlementaires, d’experts scientifiques, d’associations et d’ONG de défense des animaux ainsi que de professionnels du cirque, des parcs zoologiques et de l’élevage.

Un réflexion autour de 4 fillières

Les membres du groupe travailleront jusqu’à juillet 2019 sur la prise en compte du bien-être animal dans les cirques, les parcs zoologiques, les delphinariums et les élevages d’animaux destinés à la production de fourrure. Les réflexions et conclusions de ce groupe de travail conduiront normalement à une série de mesures concrètes. Selon le communiqué du ministère, elles devraient “améliorer les pratiques ou rehausser les réglementations existantes aux fins d’une meilleure prise en compte des facteurs qui conditionnent le bien-être animal non domestique”.


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Une visite au zoo de Beauval

Dans le cadre du lancement du groupe de travail, François de Rugy a visité le zoo de Beauval ce jeudi 25 avril. Il y a évoqué “la prise en compte du bien-être animal dans les parcs zoologiques, la sensibilisation du public à la conservation de la faune sauvage, et la contribution de ces sites à la protection d’espèces menacées”. Le ministre a affirmé que “la préservation des espèces en danger et de la biodiversité est un enjeu majeur” et que “les parcs zoologiques peuvent y contribuer”.

Un débat source de tensions

La Fondation 30 millions d’amis a réagi positivement à l’annonce du ministre mais a tout de même fait part de ses doutes dans un tweet en déclarant espérer “que les mesures politiques seront à la hauteur de nos attentes et de nos demandes en matière de bien-être animal”. La Fondation Brigitte Bardot a pour sa part confirmé sa participation au groupe de travail mais n’a pas manqué de tacler le ministre dans un tweet : “François de Rugy ne souhaitant pas rejoindre les pays européens ayant banni l’exploitation des animaux dans les cirques, les élevages pour la fourrure… la France pourrait ne pas rattraper son retard dans une UE qui avance”. Le groupe de travail est prometteur mais le débat s’annonce tendu.

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