Le Canada interdit la captivité des baleines et des dauphins

Le Parlement canadien a adopté lundi 10 juin une loi interdisant la détention et l’élevage en captivité des baleines et des dauphins. Seule la recherche scientifique est exempte de cette interdiction.

Le projet de loi S-203 “Free Willy” (“Sauver Willy”) a été adopté en troisième lecture lundi 10 juin 2019. Ce texte, qui entrera en vigueur dès la fin du mois, interdit la détention et l’élevage des cétacés en captivité et met fin au commerce de ces mammifères, de leurs embryons et de leurs spermatozoïdes. Toutefois, la détention des cétacés à des fins scientifiques reste autorisée. Le texte fait également une exception dans le cas d’animaux en réhabilitation à la suite d’une blessure. Cette loi n’est pas rétroactive : les dauphins et baleines actuellement en captivité ne seront pas relâchés. Ainsi les parcs Marineland à Niagara Falls et l’aquarium de Vancouver continueront à présenter des cétacés à leurs visiteurs.

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La captivité des cétacés fait débat en France

En France, la captivité des cétacés fait débat et donne lieu à d’âpres luttes entre défenseurs des animaux et delphinariums. Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, avait pris un arrêté ministériel en mai 2017 visant à interdire la reproduction des dauphins et orques en captivité. Mais, dernier rebondissement en date, le Conseil d’Etat a annulé cet arrêté en janvier 2018. Au-delà de la question du bien-être animal, c’est l’avenir des quatre delphinariums de France qui est en jeu : Marineland d’Antibes, Planète Sauvage de Nantes, Parc Astérix de Plailly et Moorea Dolphin à Tahiti. Pour autant, les attractions mettant en scène des cétacés sont de plus en plus décriées et rejetées par l’opinion publique . L’agence de voyage Thomas Cook, notamment, a exprimé l’été dernier sa volonté de supprimer de son catalogue les attractions impliquant “des orques en captivité”.

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