Feu vert du gouvernement aux mesures d’effarouchement contre l’ours

Un arrêté publié samedi 29 juin au Journal officiel définit le cadre des mesures d’effarouchement des ours des Pyrénées destinées à protéger les troupeaux. Pour leur mise en oeuvre, les éleveurs devront obtenir au préalable une autorisation préfectorale.

La première mesure, dite “simple”, se limite à des effarouchements sonores (cloches, sifflets, pétards…), lumineux et olfactifs. Sa mise en oeuvre sera autorisée seulement si l’estive a été victime d’au moins une attaque au cours de l’année précédente ou d’au moins quatre attaques au cours des deux années précédentes.

Une mesure “renforcée” avec des tirs non mortels

La seconde mesure, dite “renforcée”, consiste en des tirs non mortels de “ toute arme à feu chargée de cartouches en caoutchouc “. Elle ne pourra être demandée qu’à la deuxième attaque en moins d’un mois et seulement si des moyens d’effarouchement simple étaient mis en place, sans succès, pendant cette période. Ces tirs ne pourront être réalisés que par des éleveurs titulaires du permis de chasse, des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ou des lieutenants de louveterie.

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« ces mesures sont inadéquates, inutiles, contre-productives et de plus illégales »

Dans le massif pyrénéen, où 40 ours ont été recensés, les tensions sous très vives entre pro et anti-ours. Dans un communiqué, l’association de défense du plantigrade Pays de l’Ours affirme que « ces mesures sont inadéquates, inutiles, contre-productives et de plus illégales ». Elle rappelle également que l’ours est l’une des « trois seules espèces de mammifère en danger critique d’extinction en France » et déplore que « la très grande majorité des groupements pastoraux touchés par la prédation n’a pas mis en place des moyens de protection adaptés ».

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