Le flash : Le diable de Tasmanie

Le diable de Tasmanie est un marsupial carnivore endémique de l’île de Tasmanie au sud de l’Australie. Il doit son nom au cri effrayant qu’il pousse pour intimider ses ennemis et à son tempérament très agressif envers ses congénères lorsqu’il mange. Le diable de Tasmanie est aussi connu pour l’odeur forte qu’il dégage afin d’éloigner ses ennemis lorsqu’il se sent menacé. Proportionnellement à sa taille, la puissance de ses mâchoires est exceptionnelle. Mauvais chasseur, il se nourrit surtout de charogne. Il mange tout, des os à la fourrure. La rapidité et l’efficacité avec lesquelles il fait disparaître les carcasses rendent un grand service aux fermiers car cela empêche la propagation de maladies nuisibles au bétail.

Le diable de Tasmanie doit son nom au cri effrayant qu’il pousse pour intimider ses ennemis

La moitié de la population décimée par la DFTD

Depuis 1996 une maladie, la DFTD (Devil facial tumour disease), a décimé plus de la moitié de la population de diables de Tasmanie. Transmissible d’un animal à l’autre par simple contact physique, cette maladie cancéreuse déforme la gueule et le museau. Elle entraîne la mort de l’individu contaminé en 6 mois : soit de la maladie elle-même, soit de faim car les tumeurs empêchent l’animal de s’alimenter. La contagion serait favorisée par les morsures à la tête que s’infligent les diables de Tasmanie lorsqu’ils s’affrontent.

Depuis 1996 la DFTD (Devil facial tumour disease), a décimé plus de la moitié de la population de diables de Tasmanie

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Un plan de sauvegarde pour lutter contre la maladie

Pour lutter contre cette maladie, les autorités ont lancé un plan de sauvegarde. Des individus sains sont élevés en Australie puis relâchés sur l’île dans des zones inaccessibles aux animaux contaminés. La situation intrigue les scientifiques. Actuellement il n’existe que 8 cancers transmissibles connus et 2 d’entre eux touchent les diables de Tasmanie. Comment des maladies si rares peuvent-elles affecter deux fois la même espèce ? L’une des hypothèses avancées est l’appauvrissement génétique que la persécution de l’espèce par les colons européens au 19e siècle a entraîné. Le système immunitaire diminué de diable de Tasmanie n’arriverait pas à détecter les cellules cancéreuses et donc à les combattre.

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