Près de 100 loups pourront être abattus en France en 2019

Jusqu’à 19 % des loups pourront être abattus en 2019 en France. Les associations de défense dénoncent des mesures dangereuses pour la survie de l’espèce et saisissent le Conseil d’Etat.

Un arrêté publié au Journal Officiel le 26 juillet dernier relève le seuil autorisé pour l’abattage des loups de 10 à 17%. Une majoration de 2% pourra également être décidée par le préfet coordonnateur du plan loup si le quota autorisé est atteint avant la fin de l’année 2019. Selon l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la population lupine française s’élève à 530 individus. Ainsi, 90 – voire 100 si majoration de 2% – loups pourraient être abattus cette année. Selon le décompte du Cercle 12, un groupement de quelque 170 éleveurs ovins de l’Aveyron, 51 loups ont déjà été tués depuis le début de l’année – contre 19 à la même période en 2018.

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Des tirs de prélèvement autorisés dès juillet

Cette augmentation avait déjà été annoncée par le gouvernement après la publication du recensement de l’ONCFS au sortir de l’hiver. En effet, l’enquête révélait que l’espèce avait dépassé le seuil de viabilité fixé à 500 individus. L’arrêté relevant le quota d’abattage prévoit également d’autres dispositions. Il facilite les tirs de prélèvement dans les communes où les attaques sont récurrentes et dans les zones considérées comme difficilement protégeables. De plus, ces tirs sont maintenant autorisés dès le 1er juillet alors qu’il fallait jusqu’à maintenant attendre le 1er septembre.

Dépôt d’une requête devant le Conseil d’Etat

L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) et l’association pour la défense des grands prédateurs Ferus ont annoncé, lundi 29 juillet, le dépôt d’une requête devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté. La directrice de l’Aspas, Madline Reynaud, dénonce « une trahison honteuse » des engagements de la France en matière de biodiversité. Elle considère ces mesures « dangereuses pour la survie du loup en France » et rappelle que les tirs de prélèvement sont « de six à dix fois plus élevés que chez nos voisins européens ».

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