Flash : L’oryctérope du Cap

L’Oryctérope du Cap est un mammifère essentiellement termitivore endémique de l’Afrique subsaharienne. Seul représentant du genre Orycteropus, il est parfois appelé cochon de terre – traduction de son nom en afrikaans (erdvark) – en raison de son long museau qui se termine par un groin. Ce mammifère voit très mal mais son ouïe et son odorat sont très développés. En effet, c’est le mammifère dont le nez contient le plus de bulbes olfactifs : 9 contre seulement 4 ou 5 pour le chien.

Un corps taillé pour creuser

L’oryctérope se nourrit essentiellement de fourmis et de termites. Ses griffes puissantes en forme de pelle lui permettent de creuser et fouiller les termitières très rapidement. Il se sert ensuite de sa langue de trente centimètres enduite d’une salive gluante pour attraper les insectes directement dans les galeries. Sa peau très épaisse le protège des morsures de ses proies et il peut fermer ses narines afin d’empêcher insectes et poussière d’y pénétrer. Lorsque les termites viennent à manquer, l’oryctérope mange des coléoptères, des larves et une espèce de concombre – cucumis humifructus – qui lui permet également de s’hydrater.

Solitaire mais multi-terriers

L’animal solitaire vit dans les zones à sol sablonneux, meuble et facile à creuser : plaines, savanes et même plateaux d’altitude. C’est un mammifère nocturne : il passe la nuit à parcourir tout son territoire – entre 15 et 30 km² selon les individus – pour se nourrir. La journée est consacrée au repos dans son terrier. Chaque oryctérope du Cap possède plusieurs terriers aux usages différents : terriers temporaires qui servent d’abris durant les longues expéditions nocturnes, refuges d’urgence pour échapper aux dangers et terrier permanent. Ce dernier est en réalité un vaste réseau très profond qui fait parfois plus de 10 mètres de long et possède plusieurs entrées.

Une “préoccupation mineure” pour l’IUCN

L’oryctérope n’est pas considéré comme une espèce menacée : il est inscrit dans la catégorie « préoccupation mineure » sur la liste rouge de l’IUCN. Néanmoins, leur nombre s’est considérablement réduit dans certaines régions d’Afrique en raison de l’intensification des activités humaines et de la destruction de son habitat. Il joue pourtant un rôle écologique majeur dans ces régions car il permet d’empêcher la prolifération des termites. Le curieux mammifère est également chassé pour sa viande, sa peau et ses griffes. Certaines croyances prêtent des pouvoirs à ses dents et ses griffes qui sont utilisées pour la fabrication de colliers protecteurs.

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